Les Ingoruptibles | critiques et actu cinéma | horreur - fantastique - épouvante - thriller - gore
Suite à la découverte d'un bateau abandonné naviguant, des policiers montent à bord, mais se font agresser par une créature sanguinaire qui résiste aux balles, puis plonge dans l'eau. La fille du propriétaire du bateau enquête donc avec un journaliste sur une piste qui les mène sur une île tropicale infestée de morts-vivants.
Redrum : L’Enfer des Zombies jouit d’une réputation de film culte auprès des fans d’horreur : première œuvre horrifique de Lucio Fulci, le film révolutionna le traitement (et l’image) du mort-vivant, comme l’avait fait George A. Romero avec Zombie (Dawn of the Dead) un an auparavant. Le côté "historique" du film constitue malheureusement un sérieux handicap : tourné il y a plus de trente ans, il faut bien reconnaître qu’il a mal vieilli. En plus d’un casting bien foireux (dans lequel on s’amuse toutefois à démasquer les sosies de PPDA et d’Isabelle Alonso), il faut avouer que L’Enfer des Zombies souffre d’une mollesse terrible. C’est bien simple, durant la première heure, il ne se passe…RIEN ! Seul un fascinant combat sous-marin entre un requin et un zombie nous extirpe de notre sommeil, en guise d’introduction à une dernière demi-heure un brin plus punchy. Les revenants pointent alors le bout de leur nez (enfin, de ce qu’il en reste), émergeant de terre tels des momies. On admire alors un travail de maquillage tout bonnement fantastique, avec en outre du sang (un peu trop rouge) qui gicle par ci par là et quelques boyaux disséminés aux quatre coins de l’écran. Le parallèle entre rites vaudou et morts-vivants offre une once de profondeur à l’histoire, qui aurait mérité plus ample développement. Compte tenu de la réputation du film, on reste donc plus que déçu. 2/5
Tucker : Notre ami Fulci serait-il quelque peu mou du genou ? En tout cas, c’est ce que l’on pourrait croire après le visionnage de l’Enfer des zombies. Alors heureusement que certaines scènes vraiment étonnantes (le duel zombie/requin) et d’autres furieusement gores et dégoûtantes (l’œil empalé) sauvent la mise car pour le reste on frise le ridicule et le néant. Certes, le mythe vaudou est associé aux morts-vivants (bon point), les filles sont nues, le film date quand même de 1979 mais franchement, cet opus annoncé "culte", ne casse vraiment pas des briques ! Et pourtant, les maquillages, les gros plans hideux et chaque apparition de zombies sont de véritables réussites (et c’est peu de le dire). Dommage que le reste ne suive pas. On se croirait même, par moment, devant une vieille et mauvaise série télé, certains passages, certains dialogues étant parfois d’un vide total : c’est l’enfer, non pas des zombies, mais bien des téléspectateurs ! Et dire qu'on a vu la version non censurée… 2/5
Genre : Horreur / Gore
Réalisateur : Lucio Fulci
Acteurs : Ian McCulloch, Tisa Farrow, Richard Johnson, Al Cliver, Auretta Gay, Olga Karlatos
Durée : 1h31
Année de production : 1979 (Italie)
Aïe, autant pour moi Saugom, je pensais que c’était le cas ! Merci pour l'info, tu m’as l’air d’être un fin connaisseur... et c’est tout à ton honneur ! En tout cas, je vais devoir réviser mes classiques et retirer le passage incorrect de suite moi... ;)
Le Vaudou de tourneur est aussi un immense film, j'en ai écrit une chronique sur le site cinetrange.
Autres films de zombis importants (hors Romero): L'invasion des zombis de John Gilling (1966), Le mort vivant de Bob Clark (1974), Les raisins de la mort de Jean Rollin (1978), Zombie holocaust (pour la grande poilade assurée) de Marino Girolama (père de Castellari soit dit en passant).
Bonne journée!!!
Et puis bon, un film ou un zombie combat un requin ne peut être totalement mauvais!