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Redrum : Ce premier épisode d'une longue série possède des atouts indéniables, à commencer par un vilain (alias "Pinhead") vraiment méchant et ultra moche. Sans conteste l'un des personnages les plus effrayants jamais créés. Dommage que ses apparitions soient si brèves car il s'agit des meilleurs passages du film, empreints d'une atmosphère oppressante dans un univers gothique des plus malsains. En outre, on ne peut que souligner la qualité des maquillages et des effets spéciaux : transformations dégueulasses, visages décomposés... Le reste du film n'est hélas pas aussi réussi. Des acteurs sans envergure (notamment le père de famille), quelques scènes à l'érotisme inesthétique et un humour à la limite du potache font que l'on a parfois l'impression de se retrouver face à un vulgaire téléfilm. Malgré des qualités certaines, Hellraiser ne s'impose donc pas comme un film incontournable mais davantage comme un divertissement honnête et un peu kitch. 2/5
Tucker : L'atmosphère malsaine et l'histoire macabre de
Hellraiser auraient pu en faire un véritable film choc. Grâce à des trucages (la résurrection de Frank, les tortures corporelles) et des maquillages (gueules des cénobites) remarquables,
le film de Barker est gore et morbide à souhait. Mais voilà, monstres, gerbes de sang et morceaux de barbac ne suffisent pas à réussir un bon film d'horreur. Un scénario bâclé, passant parfois
trop rapidement du coq à l'âne, des éléments de l'histoire occultés et des personnages risibles, viennent ternir le résultat final. Seuls Julia, froide et inquiétante, et "Pinhead", cénobite
effroyable, tirent leurs épingles du jeu. Pour le reste du casting on frise le ridicule, avec notamment un père idiot et mielleux, et un gras double aux lunettes de soleil, remuant salement
la langue, qui semble perdu au milieu des cénobites. A noter également que la coupe de cheveux de Julia, la chemise "rubik's cube" de Steve et certains effets spéciaux prêtent à sourire, pour
cela, le film a mal vieilli. Conclusion : Hellraiser est une somme de très bons et très mauvais points. 2,5/5
Miss Strode : Ce film a le mérite de nous transporter
dans les années 80 : couleurs chamarrées, vêtements aux formes géométriques, coupes de cheveux très Eurythmics... Bref, ce film de genre nous offre un voyage dans le passé, sans nostalgie
aucune... A côté de ça, l'histoire est plutôt originale : des cénobites, affublés d'aiguilles ou de chaînes et évoluant dans une autre dimension, peuvent intervenir dans la réalité grâce à
une jolie petite boîte (au même titre que celle de Pandore, mieux vaut ne pas l'ouvrir si l'on veut éviter d'être écharpé vivant ou de se trouver face à face avec ces quatre personnages).
Intéressant aussi, la belle-mère poussant la soumission jusqu'au meurtre ; en revanche, le fait qu'elle semble avoir la séduction d'un succube, envoutant tous les hommes sur son passage, est
beaucoup moins crédible ! Hellraiser nous conduit dans un petit monde suranné, où le sang coule, les murs s'ouvrent comme si la pièce devenait elle-même une boîte et où les tortures
sont un passage quasi obligé. 2,5/5
Genre : Horreur / GoreRéalisateur : Clive Barker
Acteurs : Andrew Robinson, Clare Higgins, Ashley Laurence, Sean Chapman, Doug Bradley, Robert Hines
Durée : 1h34
Année de production : 1987 (Grande-Bretagne)