Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 16:15

Le patron d'une petite chaîne érotique sur le câble capte par hasard un mystérieux programme-pirate dénommé Videodrome, qui met en scène tortures et sévices sexuels. Son visionnage provoque peu à peu des hallucinations et autres altérations physiques. La frontière entre réalité et univers télévisuel devient bien mince, et la folie guette...


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Tucker : Videodrome ou l’un des voyages sensoriels les plus ultimes du 7ème art. Une plongée dans les méandres d’un cerveau illuminé. Laissez-vous aller, laissez-vous happer par le signal Videodrome, vous ne serez pas déçu du voyage... Et, bien que tout cela semble froid et hermétique, c’est justement en ça, aussi, que le film -et toute la filmographie- du cinéaste canadien est ce qu’il -et ce qu’elle- est : unique, complexe et incomparable ! Et si l’on adhère, ça marche à tous les coups. Les thèmes favoris de Cronenberg sont là, comme toujours (fascination pour la chair, critique féroce et acerbe de la société, l’homme face aux nouvelles technologies…), sublimés -pour les effets visuels exceptionnels- par le génie du maquilleur Rick Baker (Le loup-garou de Londres, La guerre des étoiles, Men In Black, La planète des singes, le clip Thriller du "King of Pop"…). Une présence féminine sensuelle et envoutante, en la personne de la sublime Deborah Harry (du groupe Blondie), fini d’enfoncer le clou, de provoquer la perte total de repères, de nous plonger indubitablement dans ce monde fou, mêlant réel et irréel. Attention, vous risquez d’être changé à jamais… on frôle la perfection, nous avons à faire à l’un des chefs-d’œuvre de la science-fiction, rien que ça... « Long live the new flesh ! » N’est-ce pas James ?!… 5/5

Redrum : Difficile exercice que d’évoquer Videodrome, qui, plus qu’un film est avant tout une folle expérience cinématographique, un trip halluciné d’un réalisateur extrême, un voyage plus étourdissant qu’un tour en rollercoaster. Car Videodrome, à l’instar des autres œuvres du réalisateur canadien, est un film visionnaire et dérangeant, qui choisit délibérément de plonger le spectateur dans un univers réaliste où se côtoient des événements…surréalistes. Développant de façon symbolique les thèmes qui lui sont chers (réalité et virtualité, transformations du corps, manipulation…) Cronenberg signe un long-métrage exigeant mais diablement envoutant. Le tout porté par un James Woods extraordinaire de folie et d’ambigüité, présent sur quasiment tous les plans. Son interprétation n’est pas sans rappeler celle de Jeff Goldblum, qui, trois ans après Videodrome, interprétait Seth Brundle dans La mouche, héros radical et stakhanoviste, qui se jetait dans l’inconnu pour vivre ses fantasmes et voyait -lui aussi- sa vie transformée par son aveugle détermination. Un film d’une très grande complexité, qu’il faudra voir et revoir avant de parvenir à le comprendre…même partiellement ! Long live the new flesh ! 4/5

Miss Strode : Comment donner un avis sur un film que l’on n’a pas compris (ce qui est à la fois frustrant et vexant…) ? Il semblerait que David Cronenberg réalise ici une critique de la société qui consomme toujours plus, en l’occurrence une société assoiffée d’images violentes, pornographes et sensationnelles, toujours plus difficile à satisfaire donc et qui ne remettrait pas en question ce qu’on lui donne à voir. Une société passive, spectatrice qui finit par se consumer, sous le regard omniprésent d’un écran de télévision. Il n’y a aucune frontière entre le réel et la réalité fantasmée du personnage (à l’instar du snuff movie qui illustre l’impossibilité pour James Wood de démêler virtualité et réalité)… Ce qui expliquerait peut-être l’hermétisme du film2,5/5


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videodrome Genre : Science-fiction
Réalisateur : David Cronenberg
Acteurs : James Woods, Sonja Smits, Deborah Harry, Peter Dvorsky, Leslie Carlson, Jack Creley, Lynne Gorman…
Durée : 1h25
Année de production : 1983 (Canada)

 

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Publié dans : Science-fiction
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