À l'aube de l'an 2000, Detroit est la proie du crime et de la corruption. Pour pallier ce terrible état, les services de police inventent une nouvelle arme infaillible, Robocop, mi-homme, mi-robot, policier électronique de chair et d'acier qui a pour mission de sauvegarder la tranquillité de la ville. Mais ce cyborg a aussi une âme...
Tucker : La patte Verhoeven : un cinéma brutal, subversif et irrévérencieux. Il en fit la preuve avec Robocop. En suspens de ce Detroit revisité, une satire politique latente où le gaillard dénonce à tout va, à travers de fausses publicités pro-américaines mais totalement provocatrices et dénonciatrices - petites piques devenues marque de fabrique chez le cinéaste et que l’on retrouve notamment dans Starship Troopers ou encore Total Recall - à prendre à l’énième degré donc. Ça c’est pour le fond : excitant. Et pour la forme alors ? Elle l’est tout autant. Bien aidé par des maquillages et effets visuels d’un Rob Bottin inspiré, notre Murphy de Robocop dézingue à tout va et de quelle manière ! Pour la performance scénique, c’est bien simple, Harrison Ford est Indiana Jones, Arnold Schwarzenegger est Terminator, Bruce Willis est John McClane, Peter Weller est… Robocop ! L’acteur était fait pour ce rôle. Sa gueule, sa façon de se mouvoir, tout y est pour nous faire croire à un véritable homme robot, mais pas que… Lorsque Murphy par exemple - alors devenu Robocop - revient chez lui pour la première fois, le gonze nous touche. En ajoutant une once d’émotion dans cette vieille carcasse, réalisateur et acteur frappent là où on ne s’y attend pas. Jackpot : Robocop se place sans conteste au rayon des films cultes. Et sous ses airs d’action-movie testostéroné, le film cache une véritable réflexion - toujours d’actualité - sur notre société et les technologies nouvelles : jouissif ! 4,5/5
Redrum : Réalisé trois ans après Terminator de James Cameron, Robocop met de nouveau en scène un cyborg dans une Amérique dévastée. Nul besoin de chercher d’autres points communs tant les deux œuvres diffèrent dans leur traitement. Au Terminator infaillible, tueur à gage implacable s’oppose un Robocop constitué à partir d’un véritable flic-héros quasi mort, destiné à faire respecter la loi dans un Détroit gangréné par le crime, la violence et la pauvreté. Chose étonnante, on oublie vite l’apparence industrielle d’un Robocop finalement humain malgré l’armure d’acier et le casque portés par Peter Weller et sa belle gueule, sacrifiée pour l’occasion. Autre "gueule" marquante du film, celle du méchant Boddicker (Kurtwood Smith) qui, derrière ses faux airs de Philippe Geluck, fait flipper un max ! Le film de Paul Verhoeven est avant tout une fable désenchantée, brillant par sa noirceur, son pessimisme, et même son réalisme plus que par la qualité de ses effets spéciaux. On reconnaît la patte radicale et acerbe du réalisateur, à travers un discours et une violence sans concessions : il n’hésite pas à sacrifier - dans d’abominables conditions - certains personnages clés du film, qui survivraient certainement dans une production plus grand public. Plusieurs passages gores "old shool" ajoutent au charme du film et ne peuvent que réjouir la petite bande des Ingoruptibles !4/5
Miss Strode : Premier de la trilogie, et certainement le meilleur, Robocop n’a – presque - pas pris une ride. Le plaisir de voir ce film reste au rendez-vous. L’arrivée de Robocop toujours aussi remarquable : le bruit de ses pas qui crée le silence au milieu du brouhaha, puis des petites touches de sa silhouette jusqu’à le découvrir dans toute sa froideur métallique. La musique vient parfaire le tout. Ce film, au vu de ses suites, est peut-être l’illustration qu’un gros budget ne garantit pas forcément la qualité, ou du moins l’intérêt ! A voir ou revoir, sans modération ! 4/5
Genre : Science-fiction / Action
Réalisateur : Paul Verhoeven
Acteurs : Peter Weller, Nancy Allen, Daniel O’Herlihy…
Durée : 1h42
Année de production : 1987 (Etats-Unis)
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