Les autorités viennent de perdre le contact avec les occupants de l'immeuble mis en quarantaine. Personne ne sait vraiment ce qui se passe à l'intérieur. Dehors, le chaos règne...La brigade d'intervention spéciale, équipée de plusieurs caméras et envoyée sur place pour analyser la situation, va devoir affronter une menace bien réelle...
Redrum : Le premier opus de [Rec] n’était peut-être pas un chef d’œuvre mais avait scotché le public grâce à une tension de tous les diables, menée tambour battant dans un style (caméra subjective) discutable mais diablement efficace. Sa suite reprend les principaux ingrédients ayant fait le succès de son prédécesseur : même jour, mêmes lieux…mêmes pommes (certains personnages sont de retour, l’action se déroulant dans la continuité de [Rec]). De quoi raviver la flamme…sauf que l’opération recyclage dirigée par Jaume Balagueró et Paco Plaza ressemble plus à une démolition ! L’angoisse a totalement disparue (90 minutes de cris stridents n’ont jamais été un gage de qualité), les "héros" sont bêtes à manger du foin (le seul personnage non armé avance en tête du groupe !), les mêmes jump scares sont répétés jusqu’à plus soif... Pire encore, d’incessants mouvements de caméra finiront par donner le mal de mer au plus aguerri des navigateurs (ladite caméra ayant elle-même dû succomber devant tant de connerie). Cherry on the cake, la pseudo justification à base d’esprits et d’exorcisme atteint des sommets de ridicule, notamment lors de cette dernière scène du "révélateur infrarouge" qui entre direct au panthéon des scènes les plus daubées de l’histoire du cinéma fantastique. [Rec] 2, ou l’art de se faire hara-kiri en sabordant sa propre création… 1/5
Tucker : On pensait tenir le flop de l'année dans la catégorie "caméra subjective" avec Paranormal Activity, il n'en était rien ! Oui, chers lecteurs, il fallait attendre les tous derniers jours pour avoir la chance d'assister au plus gros bide, à la plus grosse déconvenue de cette année (et finalement, peut-être, toutes catégories confondues), j'ai nommé : [Rec] 2. Mais qu'est-il passé par la tête de nos deux compères espagnol Jaume Balagueró et Paco Plaza pour nous pondre une daube pareille. Absolument tout en fait, car [Rec] 2 c'est un peu l'anti Paranormal Activity. Là où on avait une furieuse envie de voir enfin quelque chose d'incroyable se produire dans le P.O.V. d'Oren Peli, ici, il s'en passe beaucoup trop, et dans la confusion la plus totale qui plus est... [Rec] 2 s'apparente très vite à une sorte de melting pot consternant des genres : horreur, action, suspense, fantastique, exorcisme, teen movie, survival, enfants tueurs... Tous sont réunis pour nous faire vivre 1h25 de calvaire, au sens propre comme au figuré, car oui, c'est dégueux, mais non, ce n'est absolument pas sympa à regarder. Et lorsque le jeu d'acteur est parfaitement ridicule, tout dans la surenchère (un grand merci au prêtre, au pompier et aux infâmes gamins), que la vue subjective devient insoutenable, que l'invraisemblance est le seul mot d'ordre et que le dénouement final vous fait pisser de rire, ne cherchez plus : le gros navet 2009, le voilà ! ...et le diable a donc l'aspect... d'un gros caca : merci les gars ! 1/5
Jaws : Première bonne idée : l’histoire commence moins de deux heures après la disparition dans l’appartement du dernier étage d’Angela, la reporter de « Pendant que vous dormez ». Deuxième bonne idée : ce sont désormais des S.W.A.T. munis de caméras accrochées aux casques qui pénètrent avec un prêtre à l’intérieur de l’immeuble, pouvant donc visuellement faire varier les points de vues. On y retourne donc avec une délectation non dissimulée il faut bien le dire, surtout que les cinéastes ont bien pris soins de tout reconstituer comme si eux-mêmes avaient quitté les décors il y a deux heures aussi. Le film s’effondre purement et simplement avec l’arrivée sous forme presque de "coupure publicitaire" de trois ados insupportables, dont l’intérêt narratif, visuel ou commercial reste encore pour moi un mystère. Si, peut-être pour ce troisième qualificatif, grappiller quelques spectateurs boutonneux dont la présence unique d’adultes dans un film suffit à les dissuader de sortir leurs euros pour entrer dans la salle. La mauvaise idée entraîne les réalisateurs et scénaristes dans sa chute. A partir de là, ils ne savent plus comment récupérer le bousin ! Et l’effet de surprise en moins – la vieille ensanglantée qui court dans le couloir again and again – on est inexorablement entraîné vers une fin des plus invraisemblables qui nous laisse la piteuse impression (j’espère me tromper) d’annoncer un troisième volet à base de propagation de virus dans la ville… Pas à la mode du tout ! Ah on les voit déjà les méchants zombies vrombissant sur la Rambla pour croquer des caméras sur l’épaule. 2/5
Miss Strode : Le deuxième opus de Rec est une horreur ! C’est un film qui suscite une irrésistible envie de vomir (au sens figuré comme au propre malheureusement…) : la caméra est sans cesse en train de bouger (sans doute pour éviter au spectateur de garder tous ses esprits et de constater l’absence de scénario ?) et l’intrigue prend l’eau. On est loin de la fraîcheur et de la surprise du premier volet, ce qui déçoit d’autant plus… Rec 2 est une abjecte perte de temps. 0/5
Genre : Horreur / Thriller
Réalisateurs : Jaume Balagueró, Paco Plaza
Acteurs : Manuela Velasco, Óscar Sánchez Zafra, Ariel Casas, Alejandro Casaseca, Pablo Rosso, Javier Botet
Durée : 1h25
Année de production : 2009 (Espagne)
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