En Irak, le Père Merrin découvreune figurine du démon Pazuzu et des visions macabres s'ensuivent. Parallèlement, à Washington, la maison de l'actrice Chris MacNeil est troublée par des phénomènes paranormaux : celle-ci est réveillée par des grattements mystérieux provenant du grenier et sa fille se plaint que son lit bouge. Les crises se font de plus en plus fréquentes, l'adolescente devient méconnaissable. Chris décide alors de faire appel à un exorciste...
Tucker : Haaa L’Exorciste… L’Exorciste, c’est tout simplement ma première grosse frayeur de jeune cinéphile : le visage hideux, défiguré de cette pauvre petite Regan (Linda Blair, effroyable) tournoyant sur lui-même, sortant des jurons à tout va, d’une voix grave et sordide restera, pour moi, l’une des images les plus terrifiantes et traumatisantes de l’histoire du cinéma. Un avis purement subjectif certes, mais L’Exorciste n’en reste pas mois une véritable réussite, n’ayant pris aucune ride. Le spectateur est saisi, étouffé dès les premières minutes par l’ambiance cauchemardesque de ce récit, et subit (avec la mère) les insanités et provocations innommables de cette garce de fillette devenue monstre : un supplice. L’Exorciste est également un exercice de style prodigieux, visuellement superbe, radical et d’un réalisme absolu mettant en scène le combat ultime du Bien contre le Mal. Une approche glaciale et ultra descriptive, confère à l’œuvre une atmosphère unique, où le spectateur ne peut que croire à ce qu’il voit et entend, malgré le traitement (notamment visuel) aberrant et grand-guignolesque dont il est question, surtout en dernière partie... Et c’est ici l’énorme coup de génie de William Friedkin (en plus de cet aspect documentaire saisissant) -adaptant, à l’écran, le roman de William Peter Blatty-, paradoxe incroyable entre une narration et une réalisation minimaliste, lente, réaliste et un visuel abject, extravagant : la confrontation Bien/Mal, ici encore, à son paroxysme… Bref, L’Exorciste est un chef d’œuvre absolu, intemporel, glaçant le sang comme aucun autre… 5/5
Redrum : Classique du cinéma d’horreur, L’Exorciste reprend les concepts de malédiction et de possession déjà exploités quelques années plus tôt par Roman Polanski dans Rosemary’s baby, avec une approche cependant moins mystique et plus concrète du "mal". Considéré, à tort, comme l’un des films les plus effrayants jamais réalisés, la vraie force de L’Exorciste est de privilégier une approche quasi-documentaire à la surenchère gore. William Friedkin ne nous raconte pas une histoire, il nous expose un cas de possession de sa genèse à son dénouement en le présentant comme avéré. Si bien qu’au moment où la jeune Regan (Linda Blair) s’élève en apesanteur au dessus de son lit, habitée par le diable, aucun doute n’est permis : ces faits sont bels et bien réels. La portée de chaque scène choc s’en trouve ainsi décuplée. En sus de cette histoire de malédiction se côtoient de nombreuses thématiques, exploitées avec virtuosité. Incompréhension et incapacité de la médecine moderne face aux maladies qui lui sont méconnues, difficulté d’assumer le rôle de mère célibataire dans la société d’aujourd’hui, obstacles et incompréhensions entre générations… Une complexité qui a valu au film une reconnaissance à tous niveaux, notamment l’Oscar du meilleur scénario adapté, en 1974, pour William Peter Blatty, lui-même auteur du livre original. 4/5
Miss Strode : Les enfants possédés n’étaient pas monnaie courante dans le cinéma des années 70 et par bien des points, L’exorciste est novateur. La possession de la jeune Regan donne lieu notamment à l’utilisation d’un vocabulaire ordurier et d’une pornographie qui a pu en choquer plus d’un, toujours en raison de l’âge de la malheureuse possédée. Mais, malgré tout, il y a des longueurs indéniables dues à l’aspect documentaire que le réalisateur a souhaité donner à son film : on voit d’ailleurs bien plus la possession prendre de plus en plus d’emprise que l’exorcisme en tant que tel. Et, si on n’adhère pas dès le début, on risque de se faire semer en cours de route… Expérience à renouveler… 3/5
Genre : Horreur / Drame
Réalisateur : William Friedkin
Acteurs : Ellen Burstyn, Max von Sydow, Jason Miller, Lee J. Cobb, Linda Blair, Kitty Winn, Jack MacGowran
Durée : 2h12
Année de production : 1973 (Etats-Unis)
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Je ne peux plus voir sa sale gueule sans crier comme une petite fille...
Entièrement d'accord avec toi Flow ! Même si j'arrive tout de même à me contrôler et ne pas pousser de cris stridents de fillette de 12 ans...quoique...
Il n'a pas si mal vieilli que ça...au contraire ! L'as-tu revu récemment ? Pour un film qui fêtera bientôt son 40ème anniversaire, il reste encore très actuel.
Intéressant pour Gorillaz en effet...on ne le savait pas ! :)