Quelques temps après l'épidémie qui a ravagé la Grande-Bretagne, les Forces Spéciales américaines débarquent en Angleterre pour aider les survivants, veiller au retour de l'ordre et à la renaissance de Londres. C'est alors que le virus refait surface...
Redrum : Après un 28 jours plus tard étonnant d’audace et de poésie, les sentiments étaient partagés avant de découvrir cette suite : impatience de replonger dans un Londres pansant ses plaies (purulentes) mais crainte d’un deuxième volet moins accompli, trop orienté action. Craintes envolées par la magie d’une scène d’introduction bluffante, un modèle du genre exposant la peur, la résignation, l’impuissance des héros. La fuite comme seule échappatoire : le leitmotiv des protagonistes dans un futur dévasté. Visuellement, 28 semaines plus tard révèle des vues toujours aussi imprenables sur une capitale anglaise encore bien déserte malgré sa reconstruction progressive. L’armée fait ainsi son entrée en force dans le scénario…ce qui aurait pu être un fiasco mais s’avère une sacrée réussite. Le mérite en revient à Juan Carlos Fresnadillo, ayant su trouver l’alchimie parfaite entre scènes d’action et scènes d’errance. Autre point fort, les combats -pourtant filmés sur un rythme saccadé- sont d’une lisibilité irréprochable, là où de trop nombreux films échouent (30 jours de nuit en est le "parfait" exemple). Côté casting, c’est un sans faute avec le mystérieux Robert Carlyle dans un rôle inattendu et un Jeremy Renner décidemment impeccable comme militaire de service (qu’il interprètera de nouveau dans Démineurs). Un divertissement haut de gamme, pas seulement destiné aux amateurs de zombies, susceptible de combler les spectateurs plus exigeants. 4/5
Tucker : Après le (finalement) très réussi 28 jours plus tard, Danny Boyle passe le flambeau à Juan Carlos Fresnadillo. Bonne pioche : l’opus de l’espagnol ne perd rien de cette saveur poétique et désespérée qui faisait la force de 28 jours plus tard. Mieux, il apporte sa touche personnelle et oriente son film vers une action impressionnante et effrénée où scènes de barbaries et courses-poursuites s’entremêlent, scotchant littéralement le spectateur. Et quel ingéniosité dans la mise en scène : on assiste béat à des séquences "coup de poings" se renouvelant sans cesse. Comprenez que l’on passe de l’horreur à l’action pure au drame psychologique avec une facilité déconcertante, chaque genre étant maitrisé à la perfection. Côté interprétation maintenant : carton plein ! Acteurs et actrices sont parfaits dans leurs rôles respectifs (Robert Carlyle et Jeremy Renner en tête), contribuant également à la réussite totale de 28 semaines plus tard. Juan Carlos Fresnadillo ajoute donc un degré spectaculaire à la saga, tout en respectant les bases établies par Boyle. Preuve en est, les paysages toujours aussi somptueux et désertiques de Londres ou encore le thème musical (du même John Murphy et ressemblant comme deux gouttes d'eau à celui de 28 jours) toujours envoutant. Après tout ça, inutile de vous dire que l’on attend impatiemment le troisième opus, qui plus est avec le retour du britannique derrière la caméra… 4/5
Genre : Horreur / Action
Réalisateur : Juan Carlos Fresnadillo
Acteurs : Robert Carlyle, Jeremy Renner, Harold Perrineau, Rose Byrne, Mackintosh Muggleton, Imogen Poots, Catherine McCormack
Durée : 1h40
Année de production : 2007 (Royaume-Uni)
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C'est vrai que le premier est très réussi et très différent de ce qu'on à l'habitude de voir dans le genre "film de zombies". Mais celui-ci est peut-être un plus accessible et le côté "action" plus présent fait que l'on ne s'ennui pas une seconde, ce qui a pu m'arriver de temps à autre sur "28 jours" ;)
Après, niveau réalisation, la caméra bouge beaucoup sur certaines scènes et contrairement à ce qu'en a pensé Redrum, par moment cela peut-être un peu gênant. Alors peut-être que je rejoins ton sentiment de ce côté là Seb !
Mais quand même : deux excellent films pour ma part et j'attends avec impatience le 3ème !
A plus