1974. Livré à lui-même, Michael Peterson, 19 ans, cherche à faire la Une des journaux : rêvant de devenir célèbre, il tente de braquer un bureau de poste avec un fusil à canon scié qu'il a lui-même bricolé. Rapidement interpelé, il est d'abord condamné à sept ans de prison. A ce jour, il a passé 34 années en prison, dont 30 en cellule d'isolement.
Redrum : Vanté lors de son lancement comme le "Orange Mécanique du 21e siècle", c’est un euphémisme de dire que nous attendions Bronson avec une grande impatience. Après 1h30 de film, la déception est de mise, déception teintée d’incompréhension. En effet, ce film a tout pour être grandiose : un acteur principal (Tom Hardy) hallucinant, une bande originale génialissime, des répliques cultes, un bon équilibre entre scènes d’action et scènes dialoguées… Et puis, l’histoire du plus célèbre criminel d’Angleterre, présenté ici sous l’angle d’un loser touchant plus bête que méchant, possède un potentiel énorme. L’ambiguïté du personnage est remarquablement dépeinte lors des scènes où Bronson, narrant sa vie à un public imaginaire, passe du rire à la gravité, perdu sous son maquillage de clown triste. Seulement, il manque l’essentiel : rythme et cohérence. Chaque scène, prise individuellement, vaut le détour, mais le film dans sa globalité ne parvient pas à créer un climat, une ambiance. Imaginez que vous alliez dans un grand restaurant et que l’on vous serve les plats dans le désordre. Aussi exceptionnels ces derniers pourront-ils être, au final le repas sera indigeste. Il en va de même pour Bronson, film déstabilisant et ô combien frustrant. Kubrick peut dormir sur ses deux oreilles… 3/5
Tucker : Bronson n’est malheureusement pas la claque annoncée. Faire reposer tout le poids d’un film sur les (grosses) épaules d’un seul acteur, certes en état de grâce, comporte un risque : celui de passer quelque peu à côté de son sujet. Voilà le piège dans lequel est tombé Nicolas Winding Refn. Bronson est une succession de séquences, pour certaines, certes, d’anthologie, mais sans véritable cohérence. Tom Hardy (magistral) à beau en faire des tonnes, la mayonnaise ne prend pas vraiment et l’impression laissée est celle d’avoir assisté à un condensé de grand n’importe quoi, qui plus est, sans la moindre psychologie autour du "méchant" Charlie. Au final, et c’est un paradoxe, l’autoproclamé "plus dangereux détenu d’Angleterre" semble doux comme un agneau. Et malgré une performance véritablement époustouflante donc, de Tom Hardy, on a le sentiment d’être passé à côté de quelque chose de (très) grand, le film étant à l’image de son personnage : plutôt brut de décoffrage mais vide, finalement. Dommage. 2,5/5
Genre : Drame psychologique
Réalisateur : Nicolas Winding Refn
Acteurs : Tom Hardy, Matt King, James Lance, Kelly Adams, Amanda Burton
Durée : 1h32
Année de production : 2009 (Royaume-Uni)
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eXistenZ Réalisateur : David Cronenberg Année : 1999 |
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L'Armée des Morts (Dawn of the Dead) Réalisateur : Zack Snyder Année : 2004 |
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Ils Réalisateurs : Xavier Palud et David Moreau Année : 2005 |
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Ce film reste à découvrir (ne serait-ce que pour la performance de Tom Hardy). Et n'hésites pas à revenir nous dire finalement ce que tu en as pensé !
Merci de ton commentaire, dasola. Ton blog est fort intéressant.