Lundi 9 février 2009
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Oskar est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et martyrisé par les garçons de sa classe. Quand Eli
s'installe avec son père sur le même pallier que lui, Oskar trouve enfin quelqu'un avec qui se lier d'amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid glacial, la jeune fille ne
manque pas de l'intriguer... et son arrivée dans cette banlieue de Stockholm coïncide avec une série de morts sanglantes et de disparitions mystérieuses...
Redrum : Pour son premier film du genre, Tomas Alfredson
s'attaque à un personnage mythique : le vampire. Son traitement est pour le moins inédit, le vampire prenant les traits d'une petite fille, avec tout ce que cela suggère de tendresse et de
naïveté : tout l'inverse des bêtes sanguinaires aperçues récemment dans 30 jours de nuit. Cette "condition" de vampire fait office de prétexte pour aborder avec finesse différentes
thématiques : maladie, exclusion, rôle de la famille, enfance... Malgré ce traitement tout en nuances et l'originalité évidente de l'œuvre, on peut déplorer une lenteur au démarrage qui risque de
contrarier une partie du public. Le film ne fait frissonner qu'avec parcimonie, et c'est bien dommage car les scènes d'horreur brillent toutes par leur esthétisme et une judicieuse mise en scène
(la scène de la piscine est remarquable). Compte tenu de l'attente suscitée par la razzia de prix raflés à travers le monde, une légère déception est de mise. A défaut de devenir un grand
classique de l'horreur, Morse reste malgré tout un (très bon) drame teinté de fantastique. 3,5/5
Tucker : Voilà un beau film d'horreur. Mélodrame intimiste et
fantastique, Morse (Låt den rätte komma in / Let the right one in) mélange les genres en nous contant l'histoire d'un petit bambin en pinçant... pour un vampire. Le sujet aurait
pu faire sourire, il n'en n'est rien, bien au contraire... Tomas Alfredson filme cet amour passionnel avec une sobriété et une justesse glaçantes. Ici, le vampirisme est une maladie qui exclut.
La petite Eli se nourrit du sang des humains non pas pour assouvir un désir mais bien pour exister. Sombre et stylisé, Morse touche avant d'effrayer. Quelques scènes d'angoisse et de
terreur nous rappellent pourtant qu'il ne s'agit pas là que d'un simple drame. Et à les voir, on se demande si Alfredson n'aurait pas dû un peu plus en abuser. Enfin, la lenteur de Morse
pourra rebuter, on reste tout de même sous le charme fou de cette touchante histoire, bien qu'un peu frustré... 4/5
Genre : Horreur / Drame
Réalisateur : Tomas Alfredson
Acteurs : Kare Hedebrant, Lina Leandersson, Per Ragnar, Henrik Dahl, Karin Bergquist
Durée : 1h54
Année de production : 2008 (Suède)
Publié dans : Horreur
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Par Les Ingoruptibles
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Bonne année à toute l'équipe des Ingoruptibles, Votre site est une excellente idée, les choix de chroniques sont très souvent intéressants.
Je ne cautionne pas du tout le remake à venir (je sais, je radote) : le fiston de Smith et Hitgirl ça n'aura pas du tout le même charme et je suis sûr que la version ricaine n'aura pas l'audace de l'original.
Il est intéressant de noter de ce film est tiré d'un livre (Laisse Moi Entrer, en français) par John Ajvide Lindqvist, qui est plus sombre et plus sanglant, mais Alfredson et Lindqvist ont travaillé ensemble pour éliminer certaines aspects trop durs du scénario, qui auraient pu être "de trop" à l'écran. Le livre est aussi bien que le film, mais aussi plus profond et les origines d'Eli sont dévoilées, ça peut être intéressant ;) Je finirai par dire que Lindqvist défini son roman (best seller en suède) comme "une sanglante love story", certes, mais une love story avant tout, aussi je pense que les scènes gores doivent rester discrètes et peu nombreuses; au final ce n'est pas l'horreur de la mort des victimes d'Eli qui restent en mémoire, ni même la violence des camarades d'Oskar, mais bien l'amour entre les deux qui surpasse tout et triomphe de tout ^^
Détrompe toi, Yuan, nous avons beaucoup aimé Morse, film touchant, sensible, délicat. Nous avons même eu le privilège de le voir en présence de Tomas Alfredson, ce qui a eu le mérite de nous éclaircir sur de nombreux points après avoir visionné l'oeuvre.
Nous n'avons par contre pas lu le livre de John Ajvide Lindqvist...
Oh, mais certains ont des goûts un peu "boum boum" au sein de la rédaction...rien de bien méchant ;)
En tout cas, tu as bien raison de donner ton avis, c'est l'endroit prévu pour ça !
Mais je suis tout à fait d'accord avec Yuan : Morse est plus un mélodrame teinté de fantastique qu'un film d'horreur pur, c'est d'ailleurs ce que j'explique dans mon petit paragraphe :)
Pour en revenir au gore, effectivement quand c'est bien foutu, j'aime bien ça moi ;) et quand on voit l'esthétique des scènes du genre présente dans le film et l'impacte qu'elles ont, on se dit: "mince alors ! le gars (Thomas Alfredson), il gère aussi à ce niveau ! C'est fou !" ;) Et donc on a envie d'en avoir toujours plus...
Après, un excès de séquences purement horrifiques aurait peut-être terni l'ambiance dramatique et angélique de cette petite merveille qu'est Morse, effectivement... mais quand même... ;)
Oui, avec le recul c'est un grand film de vampire. Pas revu depuis, mais je suis à peu près certain qu'un 2eme visionnage me ferait revoir ma note à la hausse...